Né en 1942 dans la ville de Bône en Algérie, André Taïb découvre le violon et la mandoline par l’intermédiaire de son père.
8 ans, il débute la mandoline. Mais très vite, s’oriente vers le bugle.
10 ans, son père découvre un film ou le trompettiste souffre de problèmes pulmonaires. Il refuse la pratique de cet instrument à son fils. Ce sera donc en cachette avec l’accord de sa mère, que André prend des cours de trompette.
Ces références musicales lui permettent d’apprécier Duke Ellington, Ray Ventura et les musiques typiques de Eddy Warner ou Perez Prado. L'un de ses 1er souvenirs de scène s’associe à l’orchestre de Marcel Ayella (accompagnateur de Enrico Macias) à l’occasion d’un récital de Fernand Sardou.
1957, M & Mme Taïb et leurs 4 enfants arrivent en France. Le père Bijoutier, s’installe dans la région lyonnaise. André fait une formation similaire.
15 ans, il entre au Conservatoire de Lyon et rencontre Jean-Pierre Burtin (Chef d’orchestre du Châtelet) en classe de trombone. Ses premiers Professeurs sont M. Alphonse Arletti ou Georges Perret (2ème Trompette du Philharmonique de Boston).
5 années de Conservatoire seront validées par un 1er Prix. Lyon est aussi l’époque des premières rencontres musicales dont la découverte du magasin de musique Fontana, le lieu de rendez-vous des musiciens de la région.
1958, c ’est comme spectateur qu’il découvre le Palais d’Hiver de Lyon et des musiciens tel que Perez Prado et Mario Melfi mais aussi les orchestres de Claude Besset, Camille Sauvage, Aimé Barelli, Pierre Brun (ex. flûtiste de Jacques Hélian), Tomas et les Merrys Boys (déjà présent dans les années 30 et qu’on découvre dans le film le Gendarme de St Tropez), l’orchestre belge Eddy De Lattes et bien sûr Maurice de Thou. Des orchestres à faire danser avec une ambiance de scène et des musiciens d’une grande classe…
Dans cette même période, il fait ses premières expériences sur scène avec les orchestres de Jacques Clarence ou Gilbert Janin (créateur en 1984 de la marque Orca de baguette pour batterie www.proorca.com ).
1961/1963, le service militaire lui permet d’entrer dans la musique militaire. Il en découle des rencontres importantes dont celle avec Daniel Berrard (aujourd’hui clavier et accordéoniste de l'orchestre Cyrille Berrard) et André Corbellani (le clavier du groupe les Sphynx, un groupe des années 62, décédé en 2003).
Fin 1963, L’aventure commence avec Daniel Berrard…
Daniel Berrard créé sa propre formation de 7 éléments, une bande de copains ou se retrouvent André Taïb mais aussi Yves Paccalin à la batterie, Paul Gerbet au sax et Alain Loeb, Jean-Louis Billoud (Hot Jazz Lyon) et Georges Romain, André Corbellani aux claviers, le batteur Bernard Rizzuto (André Verchuren), Bob Moiroud au chant dont le nom de scène était ‘Bob Kern’.
Une aventure qui débute par une 4ème place de Daniel au Championnat du Monde d’accordéon en Tchécoslovaquie qui les conduits au Palais d’Hiver de Lyon avec cette seconde partie de Jacques Brel, sur les ports d’Alger, Ajaccio avec Théo Sarapo….
1965, André découvre dans une boîte lyonnaise le ‘White Side’ un jeune chanteur : Jacky Kirsten. Il naîtra quelques années plus tard une longue collaboration entre les 2 hommes toujours d’actualité en 2006.
1967, André Taïb est contacté en juillet puis repéré en août par Maurice de Thou au cours d’une prestation. Avec Daniel Berrard, André Corbellani et Bernard Rizzuto, il rejoint alors l’orchestre de Maurice Toupet (de son vrai nom).
Octobre 1967, 1er bal pour André avec l’orchestre Maurice de Thou à Roanne puis le lendemain pour en matinée-soirée en Bretagne… Tout va très vite, les prestations s'enchaînent jusqu’au concert de musique sacrée dans les églises.
1968, Jacky Kirsten intègre l’orchestre.
1969, André devient 1er trompette et s’occupe avec Joël de Thou (le fils de Maurice et arrangeur musical) de la direction de scène. Début de la création des sketchs dont celui de la ’baignoire’, des adaptations de ‘Mme La Marquise’, ‘Kalinka’, ‘les Moines de St Bernardin’ et qui donnent une vraie vie de scène.
1974, L’orchestre Maurice De Thou remporte la Coupe de France des Orchestres de Bal, en finale devant l’orchestre Paul Malburet, une coupe qui sera remise par Ray Ventura. J’ai en mémoire le souvenir du merveilleux Strabban ou figurer sur l’auvant du camion le titre de vainqueur de la Coupe de France !
Restons dans le domaine des camions pour signaler au passage qu’il s’agissait du premier orchestre à avoir des couchettes dans le véhicule…
1975, Période discographique important pour l’orchestre Maurice de Thou, l’occasion de retrouver au chant Gisella Ferrari et même occasionnellement Kako Bessot (Hallyday, Mitchell, Gilles Pellegrini) sur les enregistrements.
1978, Suite à des procédures sur l’initiative des imprésarios et des agences, dissolution du G.O.R.S (Groupement des orchestres Sélectionnés) dont André Taïb était représentant et Maurice de Thou, le Président. Dans ce groupement figurait des orchestres telles que Gabriel Murat, Sentimental Trumpet, Jo Sony, Pol Malburet…
Mars 1980, dernier gala pour André Taïb à Villeurbanne dans l’orchestre de Maurice de Thou. L’orchestre de Maurice cessera son activité en décembre 1983.
L’époque Maurice de Thou correspond aussi à de belles rencontres musicales dont celle avec :
- Bruno Bompard (batteur entre 67 et 74) et que l’on retrouve plus tard avec Sacha Distel, Dave ou Jérôme Savary…
- Léonard Raponi (bassiste en 73/74) et qui après avec Richard Clayderman deviendra le chef d’orchestre de Gilbert Becaud et arrangeur en 2005 du dernier album en 2005 ‘Fuite’…
- Christian Martinez (trompettiste en 79) et que l’on retrouve ensuite partout ! Du moulin Rouge à Taratata en passant par Claude Bolling ou Dany Brillant, Sinclair sans oublier Aznavour, Goldman, Diana Ross, Gil Evans, Barry White et tous les Live TV…
- Denis Carterre en 73 comme trompette (Haricots Rouges et depuis 1993 tromboniste avec le Caroline Jazz Band).
Juillet 80, André travaille un mois avec l’orchestre de Mario Cavallero et Lily Montes…
Septembre 1980, 1ère répétition de l’orchestre Taïb Trumpet.
1981, 1ère prestation dans une soirée privée pour le rugby club de Ecully (69) puis 1er bal public à La Peyrade (34).
Dans la composition de l’orchestre se retrouvent des éléments de Maurice de Thou dont les chanteurs Mike Durham et Jacky Kirsten mais aussi Henry Georges revenus dans le bal et aujourd’hui décédé. Ce joint à cette première équipe, Jean-Louis Almosnino (ex guitariste des Sphinx), le batteur Tony Mayorgas, Dominique Chaffangeon ou bien encore le bassiste Tony De Biase et Maxime Florian (chant/sax) qui restera plus de 18 ans dans la formation et ce jusqu’en 1998.
La Direction musicale est assurée par Daniel Berrard.
1982, Seconde saison. De mi-juin au 15 septembre l'orchestre totalise déjà 63 soirées de mi juin à mi-septembre.
1983, 1er album ‘Interdanse Jo Dona’ enregistré au studio de la Mélusine, un album de 11 titres produit par Jean-loup Giaccardo et France Inter. André peut compter sur le soutien de Maurice de Thou.
1985, enregistrement d'un album sur des arrangements de Daniel Jeannin (Daniel Janin pour la signature musicale et qui en Gironde et bien qu’à la retraite poursuit avec passion l’écriture des arrangements pour des big bands).
La 1ère face se veut jazzy, la seconde est consacrée aux musiques typiques dont Ernesto Tito Puentes.
1988, Signature d’un contrat pour 5 ans avec Warner. Il en découlera l’enregistrement et l’interprétation par André de la 1ère musique originale du feuilleton ‘Santa Barbara’.
1994, Plateau TV avec Pascal Sevran en présence de Kimberly Covington et Rodolfo Pacheco (Gipsy Kings, Tito Puentes...)
2000, Remise de la médaille de la ville de Maugio par le Comité, une ville qui accueillera l’orchestre André Taïb de 1970 à 2001.
André est également citoyen d’honneur de Carcassonne, Berre l’Etang, Velleron, etc…
2001, Diffusion dans une émission de France 3 d’un reportage consacré aux coulisses de l’orchestre "Pas de vacances pour l’orchestre".
De très nombreux artistes se sont succédés dans l’orchestre depuis 1980 dont :
Sans oublier de beau plateau chant avec :
Aujourd’hui André Taïb poursuit son parcours se consacrant essentiellement aux soirées privées, mariages, casino (Cabourg, Divone, le Lyon Vert), les grands Hôtels dont le Carlton ou l’hôtel Claridge en Grande-Bretagne sachant s’entourer de musiciens compétents (Sonia Peruzzo, Manuel Justo, Didier Farrugia, Yvon Chery, Pierre Clairet, Nicolas Couturier, Rudy) et de belles voix comme celle de Nicolle Garziglia, Sébastien Penel, Eric, Dany Kakon, Kimberly Covington, Jacky Kirsten, J.Pierre Haziza, Gilles Pigeon. le tout sonorisé par Monsieur Claude Millau.
Une telle carrière passe par de belles rencontres comme en 1972 ce repas avec Bernard Soustrot et Maurice André.
Des prestations qui restent gravées comme celle en 1982 à Royat en présence de Valéry Giscard D’Estaing, en 1983 au Château de Versailles en présence de François Mitterand, sans oublier toutes les soireés depuis 15 années cette collaboration avec Paul Bocuse à l’Abbaye de Collonges ou les soirées privées comme celle en présence de Youri et Jean Djorkaeff ou Grégory Coupet.
Pour André Taïb la conception d’un spectacle et de l’orchestre s’articule autour d’un concept visuel et d’une musique vivante et en directe. Et puis il y a les Hommes, avec les idées, les valeurs et les compétences humaines.
Reste un regret, pour André, celui qu’aujourd’hui : le mandataire devient téléphoniste et non intrumentaliste…
Auteur : http://www.orchestres.net
Source : http://www.andretaib.com